Premier Conseil municipal de Sassenage du 28 mars 2026 : l’apaisement n’est pas à l’ordre du jour !

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Situation pour le moins cocasse que cette installation du Conseil municipal de Sassenage, présidée par le doyen d’âge, Michel Barrionuevo qui a mené la liste citoyenne de gauche et écologiste, Sassenage en Commun.

De la routine pour celui qui a vécu cette situation, en 1977, 1983, 1989, 1995, 1996, 2001 2008 et 2014. Après l’appel, la déclaration d’installation du Conseil municipal, le vote d’un Secrétaire de séance, il a tenu à rappeler des enjeux, formuler des souhaits, en ces termes : 

« L’ensemble du nouveau Conseil municipal ayant été installé, il me revient en qualité de doyen d’âge, de présider cette première partie.
Ma première pensée va à l’ensemble des personnels de notre commune, car quel que soient les aléas, c’est elles, eux, qui font vivre le Service Public, se dépensent sans compter pour répondre aux missions, sans forcément obtenir en retour la gratitude méritée.
Même si c’est ma date de naissance qui me vaut la faveur de cet exercice, mon rapport fusionnel avec les agentes et agents est en partie lié à cet engagement pour la commune de Sassenage qui a débuté lors de l’installation du Conseil Municipal du 25 mars 1977, il y a 49 ans, et hormis la parenthèse entre le second tour du 28 juin 2020 et du 22 mars 2026, je suis resté élu et réélu sans cesse.
Ce premier Conseil municipal de 1977 était composé de 23 élus ayant obtenu plus de 50% des suffrages. L’avènement de la gauche en 1981 et des lois élargissant le volet démocratique a permis le type de scrutin, en vigueur avec prime majoritaire et représentation de la ou des minorités ayant dépassé les 5%, pris le quota restant.
En fonction des résultats de ce second tour du 22 mars, la liste Sassenage à Cœur a obtenu 27 sièges, et Sassenage en Commun 6 sièges.
Être le Maire, les élus de toutes et tous les sassenageois, ce n’est pas se cantonner à répondre positivement aux artisans de sa chapelle, mais se préoccuper de chacune et de chacun.
C’est se préoccuper des 42,93% des inscrits qui ont boudé les urnes, des 34,77% qui ont choisi le bulletin de vote Michel Vendra, et des 20,70% qui ont pris celui de Michel Barrionuevo.
Ce n’est pas une tâche simple que l’écoute de toutes et de tous. Nous ne permettrons pas à la démocratie de se frayer un chemin, si nous ne tentons pas de comprendre pourquoi tant de femmes et tant d’hommes, n’ont pas fait confiance à l’une des deux listes restant en présence ?
Pour que la démocratie s’applique ici, j’exprime le souhait de voir la totalité des dossiers fournis à toutes et tous les membres du Conseil municipal, pour que notre instance permette le plein exercice des missions.
Au regard de la loi « Statut de l’élu » du 22 décembre 2025 qui a introduit de nouvelles dispositions concernant les frais de garde d’enfants, notre conseil municipal serait bien inspiré d’étendre le bénéfice de ce remboursement à toute autre réunion liée à l’exercice du mandat ! Les jeunes mamans ou papas ne doivent pas connaitre de frein à leurs engagements.
Alors, Majorité et Minorité nous devrons nous saisir de tous les messages, pour proposer, voire nous opposer, avec en toile de fond, servir notre belle ville de Sassenage, redonner confiance pour lors des prochaines échéances faire reculer sensiblement le manque de confiance qui affecte les institutions de notre République. »

Puis, les deux assesseurs ont été élus. Le conseil municipal à bulletin secret s’est prononcé, donnant 6 votes blancs et 27 voix pour Michel Vendra. Michel Barrionuevo a proclamé l’élection de ce dernier, avant de lui remettre son écharpe et la suite de la Présidence de ce Conseil. Dans son discours d’après investiture, Monsieur le Maire, n’a pas saisi la main tendue !

Le Conseil municipal est pourtant composé de 33 élus et voilà qu’il est réduit au 27 du groupe majoritaire et à un retour sur la campagne électorale achevée, sur le gain en voix pour sa liste qui aurait été supérieur, sans la pluie.

Ce n’est pas un bon signe !

Bernard Doutreleau pour le groupe Sassenage en commun rappellera la démarche d’ouverture qui a guidé la campagne de la liste.

M’Hamed Benharouga, Président du groupe Sassenage à coeur, dans un très long plaidoyer insistera sur le % des exprimés pour leur liste, évoquant les conditions météorologiques pour affirmer que les abstentionnistes auraient donné encore plus de poids à cette liste et de décrier une réunion imaginaire du vendredi où des noms d’oiseaux auraient fusé et tenant pour principal responsable, Michel Barrionuevo. Le mépris et la haine ont atteint des paroxysmes, au point que plusieurs sympathisants de droite, ont affirmé à Michel Barrionuevo, leur condamnation de tels propos.

Dans sa conclusion, malheureusement, Monsieur le Maire, n’a pas réagi et les a justifiés !

Sassenage: le refus de l’écoute, c’est un cadeau de 15 millions d’euros aux banquiers

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Je n’ai pas fait les grandes écoles, je suis un autodidacte qui appuie son raisonnement sur le bon sens. Avant même que, qui que ce soit n’évoque le mot « emprunt toxique », lors de la préparation du budget 2008, durant prêt de 20 minutes au Conseil municipal du 19 décembre 2007, j’ai soulevé les différents artifices conduisant à démonter l’affirmation selon laquelle, il n’y avait pas eu d’augmentation des impôts locaux.

Sassenage a été la première commune de la rive gauche à instituer un nouvel impôt intercommunal, celui du SIRD, et, je revenais alors, sur les risques encourus par les renégociations à la base des emprunts structurés.

La preuve en fichier audio :

3 ans plus tard, une nouvelle décision du Maire attire l’attention du groupe des élus de la minorité, et Michel Barrionuevo est chargé d’interpeller cette majorité le 18 octobre 2010. Une fois de plus, elle déclina que tout ceci est maitrisé et le Maire, déclara sous forme ironique: « Merci Michel de nous rappeler que nous avons fait le bon choix en 2006 ! (sic)« 

La preuve intégrale en fichier audio :

Le graphisme mis en en-tête de ce billet montre à quel point la gestion financière de Sassenage, en comparaison avec les communes de la même strate ou sur les moyennes nationales, est mauvaise !

En 2016, avec l’association CAPS, Rafael Laboissière avait montré la gravité du refus par la commune de bénéficier du fonds de soutien de soutien de l’État.

En 2023, après avoir perdu les différentes actions judiciaires, Sassenage n’a pas eu d’autre alternative que d’emprunter un montant égal à deux fois le capital restant dû pour se sortir du prêt indexé sur la parité euro/franc Suisse.

Entre ce surplus de capital à rembourser jusqu’en 2042 et les surplus d’intérêts payés par la commune de 2010 à 2022, c’est un cadeau d’un peu plus de 15 millions d’euros, offert aux banques par la commune de Sassenage et dans le même temps, les familles de Sassenage concourent à payer la dette nationale liée aux emprunts toxiques de toutes les autres collectivités territoriales qui ont fait le choix de la solidarité nationale !

 

Sassenage : profond malaise au sein du personnel communal

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A peine élu Maire, la première grève historique de Sassenage s’est déroulée le 4 juillet 2023. Durant mes 43 années de mandat, cette révolte était de l’inédit. Sur ce site, j’avais écrit un article et réalisé une vidéo. (VOIR)

Le 18 décembre 2025, lors de la séance du Conseil municipal de Sassenage, Monsieur le Maire a prétendu que cette grève, c’était la faute de l’ancien Maire et du DGS en place et qu’aujourd’hui les agents se sentent très très bien.

Comme rien ne vaut ce qui a été réellement prononcé ce jour-là, l’audio ci-dessous est la bienvenue :

Et voilà que ce vendredi 9 janvier 2026, avec davantage de puissance les agents de la commune de Sassenage disent : « face à la dégradation des conditions de travail et au mal-être des agents, nous demandons des actions concrètes« 

Les trools des réseaux sociaux, diront sûrement que je suis l’instigateur de cette grève, le jour de la présentation des voeux à la population et, haro sur le sieur Barrionuevo !

Ce 9 janvier, seules les représentantes du personnel se sont exprimées, pour dire : « à la veille des élections municipales, nous ne voulons aucune récupération politique et de rappeler leurs griefs sur l’augmentation de l’IFSE, de demander la transparence sur l’intégration du 13ème mois à l’IFSE, la révision des critères d’attribution du CIA; le recrutement et titularisation des emplois CDD, l’amélioration des conditions de travail« , avec cette revendication forte : « tous les agents publics territoriaux ont le droit de faire grève« .

Ce site  d’information de Sassenage depuis 2007, traite de l’actualité de l’action communale. Durant mes 43 années de mandat, cette révolte était de l’inédit, d’une grève lancée par la CGT le 4 juillet 2013 à celle de ce jour par l’UNSa. Par respect pour les participantes et participants, la totalité des visages de la photo de Une, a été floutée !

Michel Barrionuevo : récit d’une interpellation par la Police Municipale de Sassenage

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Hier, mardi 2 décembre 2025, j’ai vécu une humiliation comme si j’avais été un criminel suite à l’interpellation faite par la Police Municipale de Sassenage, alors que j’ai décliné à 2 reprises être la tête de liste de Sassenage en Commun pour les prochaines élections municipales.

Mon témoignage ainsi que celui de mon épouse sont publiés ci-dessous, ainsi que l’intégralité des photos prises, objet de ce traitement injustifié :

Mardi 2 décembre 2025 vers 10 heures, je suis allé en compagnie de mon épouse, en voiture personnelle (c’est elle qui conduisait) prendre quelques photos de bâtiments publics de la ville de Sassenage : Château des Blondes ; Façade de la Police Municipale.
Nous avons poursuivi notre route en direction du groupe scolaire Vercors. A l’intersection de l’Avenue de Valence et chemin du Guâ, le feu étant rouge pour les voitures, je suis descendu de notre voiture, traversé l’Avenue à pied.

La cour de l’école maternelle Vercors étant vide, j’ai fait un cliché, en moins de 20 secondes. J’ai retraversé l’Avenue pour photographier la cour et le bâtiment de l’école Primaire Vercors, déserte également. Puis, je me suis dirigé vers l’entrée de la gendarmerie, en prenant dans mon circuit une photo extérieure de l’EHPAD.
Revenant sur le parking de l’école Vercors, où mon épouse, garée m’attendait. Voici son témoignage : « après avoir laissé Michel au feu rouge avenue de Valence, j’ai viré à droite pour me garer sur le parking de l’école Vercors. Michel avait terminé la photo du bâtiment de l’école maternelle et c’est à ce moment là qu’un véhicule de la police municipale est arrivée en trombe à travers le parking, prenant la sortie en sens interdit, tourné à droite, et prenant la rue François Gérin droit devant en sens interdit pour se garer devant l’entrée de l’école maternelle. Des véhicules attendaient au feu à cet endroit de la rue Gérin et le véhicule de police a dû forcer le passage pour se garer au risque de provoquer un accident. Le policier municipal est sorti de la voiture cherchant de tous côtés. Regardant ce petit manège, je ne pensais pas qu’il cherchait Michel qui lui avait déjà traversé l’avenue de Valence en direction de l’EHPAD.
Au retour de Michel j’ai vu le policier interpeler Michel. Je ne sais pas à quel moment de la conversation la policière les a rejoints, je n’entendais pas les conversations ».
C’est en revenant de la dernière image que le Chef de la Police Municipale de Sassenage m’a interpelé pour me demander si j’avais pris des photos, je lui ai répondu par l’affirmative. Et là alors que j’avançais vers lui, quelle ne fut ma surprise, ce policier mettant la main sur la crosse de son arme, me dit : «n’avançez pas, restez où vous êtes !».

Pensant calmer le jeu, j’ai décliné mon identité et indiqué : «ces photos sont destinées à la campagne des élections municipales de Sassenage pour la liste Sassenage en Commun que j’ai l’honneur de conduire.» Entre temps, en courant, la policière municipale est arrivée à notre hauteur et le gradé, lui a dit : «suite à l’appel de l’école, c’est ce Monsieur qui prend des photos». Se tournant vers moi, il affirma : «il est interdit de prendre des images des bâtiments publics, donnez-moi votre pièce d’identité ».
Ce que dit la loi : « Dès lors qu’un immeuble ou qu’une construction se trouve sur la voie publique et est visible de tous, il est possible de le photographier. Seules exceptions, les immeubles d’architectes qui sont eux protégés par le droit d’auteur.»
Plutôt que de dire aux deux policiers municipaux que les photos prises ne contrevenaient pas aux lois de la République, j’ai répété : «je suis Michel Barrionuevo la tête de liste Sassenage en Commun, avec l’ambition de devenir Maire».
Sursaut du Chef de la Police Municipale, m’affirmant : «votre pièce d’identité n’est plus valide depuis mars 2022 !» J’ai tenté de leur expliquer sereinement qu’un an après la délivrance de ma Carte Nationale d’Identité, un décret avait prolongé la durée de validité de 10 à 15 ans. Il prétendit : «Monsieur, c’est faux ce que vous dites, c’est le contraire, votre carte n’est pas valable jusqu’en mars 2027»
Comme le souligne la Défenseure des Droits : « dans le domaine du contrôle d’identité, l’article 78-2 alinéa 1 du code de procédure pénale prévoit que les contrôles d’identité ne peuvent être réalisés que par des officiers de police judiciaire ou par des agents de police judiciaire placés sous leur responsabilité. »
Le Maire étant l’Officier de Police Judiciaire, je lui ai fait part de ces faits d’une extrême gravité, relevant d’un abus de pouvoir inquiétant, en concluant par ces mots : «A mon sens, la Police Municipale ne peut se comporter de cette façon et affirmer à tort sur un ton provocateur et hautain des inexactitudes. J’espère ne plus avoir à subir cet affront et je me devais de te prévenir. Avec mes amicales salutations » Nous étions mardi 2 décembre à 11H39.
Le mercredi 3 décembre à 9H46, par SMS, j’ai rappelé à Monsieur le Maire, que j’attendais une réponse de sa part.
Devant ce silence assourdissant, je ne peux me taire !

A 15H34, j’ai reçu le SMS suivant de Michel Vendra : Bonjour Michel, oui, j’ai vu ton e-mail. Il ne me semble pas qu’il sollicitait une réponse. Je ferai le point sur ce sujet avec la PM lors de mon prochain point avec eux. bonne journée.

Enseignements à tirer :

Dès lors, où Monsieur le Maire me dit qu’il fera le point avec la Police Municipale, cela me satisfait et si ce même engagement était arrivé plus tôt, je ne me serai pas adressé de façon individuelle dans les réseaux sociaux.

Ces  témoignages n’ont rien à voir avec la campagne électorale, même si l’interpellation s’est faite, après une prise de vue pour du matériel de  communication de campagne.

La Direction de l’école Vercors soucieuse de la sécurité des élèves, du corps enseignant, des ATSEM a bien réagit en dénonçant ce qui a pu lui sembler une activité suspecte. La Police Municipale en intervenant au plus vite a parfaitement rempli son rôle protecteur.

Où, tout devient anormal, c’est quand j’explique à la Police Municipale : « c’est moi qui ai pris des photos de bâtiments publics pour notre communication de campagne électorale« , ET que sa réaction aurait dû être : « Merci pour vos précisions, je vais rassurer la Direction de l’École, du but recherché par ces prises de vues !« 

J’aspire à ce que dorénavant, après ces témoignages, les réactions de la Police Municipale soient apaisées pour toutes et tous les citoyens !

La voix de la raison doit l’emporter en toutes circonstances, c’est mon souhait le plus cher !

avent